Dimanche 25 novembre 2007 7 25 /11 /Nov /2007 16:19

Après la volonté affichée par le PRG, notamment par son président, Jean-Michel Baylet, de se rapprocher en douceur de Nicolas Sarkozy, nous venons dapprendre que des dirigeants de l’U2R (Union des Républicains Radicaux), fondée en 2002 pour soutenir Jean-Pierre Chevènement, ont décidé de travailler au sein des "Progressistes" d’Eric Besson.


Nous regrettons ce choix qui sert à enterrer un peu plus le véritable radicalisme.


Le radicalisme a toujours été synonyme de progrès, soit, mais en quoi le club d’Eric Besson est-il progressiste ? Nous voyons le poids que ces personnes issues de la gauche jouent au sein du gouvernement qui bien que se revendiquant "d’ouverture" n’en a pas la politique.


Gouvernement qui a décidé, comme nous le remarquons chaque jour, de revenir sur les acquis sociaux.


En effet, la politique actuelle du gouvernement ne peut être qualifiée de "progressiste". Est-ce un progrès de mettre en place une franchise médicale qui pénalisera encore et toujours les plus démunis et remettant en cause, de fait, le bien fondé de la Sécurité Sociale ? Est-ce un acte de progrès de revenir sur l’exonération de la redevance télé dont bénéficiaient les personnes de plus de 60 ans aux retraites souvent bien modestes ? Cette remise en cause des acquis sociaux ne fait malheureusement que commencer.


Nicolas Sarkozy avait basé sa campagne sur l’augmentation du pouvoir d’achat, combien de ses 53 % d’électeurs pouvaient croire qu’en fin de compte il parlait avant tout du pouvoir d’achat des plus nantis ? A commencer par le sien !


Avec Nicolas Sarkozy, nous savons qu’aujourd’hui "un riche c’est fait pour être très riche et un pauvre très pauvre" aussi toute personne qui prétend soutenir un tel gouvernement sous couverture "progressiste" ne vise qu’à une manipulation honteuse destinée à embrouiller l’esprit des français.


Mais nous sommes certains que ce peuple français n’est pas si idiot et qu’il saura à l’avenir différencier le vrai du faux.


Politiquement parlant, comment un radical pourrait-il soutenir l’action d’un président qui de par ses positions nous montre qu’il est en opposition avec les valeurs que, nous radicaux, nous défendons ? Laïcité, solidarité, universalisme et tolérance.


Enfin heureusement les radicaux attachés au progrès qui ne veulent se subordonner ni au PS, ni à l’UMP et qui comme Pierre Mendès-France s’opposent à cette Europe supranationale libérale ont encore un endroit pour se rassembler afin de défendre librement leurs convictions, l’Union du Peuple Français !


Nous les invitions à nous rejoindre.

Par Union des Républicains de Gauche et des Radicaux
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