Dimanche 2 novembre 2008

 

mercredi 29 octobre 2008

 


Tribune de Jean-Pierre Chevènement, sénateur du Territoire de Belfort, président du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC), publiée dans Marianne, samedi 25 octobre 2008. La crise, telle qu’elle se développe, consacre le double retour de la puissance publique et du fait national.


Ce qui est extraordinaire dans la crise actuelle c’est l’empressement des pyromanes à jouer les pompiers. Une égale amnésie touche M. Sarkozy, sa majorité et la plupart des dirigeants de la gauche. La droite oublie le culte qu’elle vouait à Reagan dans les années quatre-vingt, les privatisations, les niches fiscales multipliées, l’OMC crée sous M. Balladur en 1994 et qui a éradiqué nos dernières protections tarifaires. Quant au PS, il a oublié le culte du franc fort, puis de l’euro fort, le MATIF et la désintermédiation bancaire. Oserai-je rappeler que c’est sous la gauche que la part des salaires dans le revenu national brut a décroché de dix points ? Faut-il oublier que le principe de la concurrence libre et non faussée a été posé par l’Acte unique négocié en 1985 et voté en 1987 par le PS et par la droite ? C’est au 1er janvier 1990 que la liberté des capitaux a été instaurée, déséquilibrant de manière irréversible le rapport entre le capital et le travail. Faut-il encore évoquer l’irresponsabilité de la Banque centrale européenne consacrée par le traité de Maastricht en 1992 ? Assez de balivernes donc ! La « solution » n’est pas « social-démocrate », n’en déplaise à mon ami Jean-Marc Ayrault. Elle est tout simplement républicaine.

Bien sûr, la responsabilité principale de la globalisation et de la crise est dans les pays anglo-saxons, et particulièrement aux Etats-Unis, mais comment oublier que la droite française a surenchéri et que le PS a fait mieux qu’accompagner ?


Je ne dis pas tout cela pour remuer le couteau dans la plaie : l’histoire n’a d’intérêt que pour éclairer l’avenir. Une profonde rupture est nécessaire avec cette période des « Trente piteuses » qui a entraîné notre pays dans un déclin apparemment irréversible, en Europe et dans le monde.


Au moins la crise, telle qu’elle se développe, comporte-t-elle des leçons évidentes et elle ouvre un espace nouveau à une gauche digne de ce nom. C’est le retour à la fois de la puissance publique et du fait national. Seuls, en effet, les Etats nationaux ont la légitimité pour agir par gros temps. La Commission européenne comme la Banque centrale ont été condamnées à suivre ou à se renier. Les règles européennes (concurrence libre et non faussée, prohibition des aides d’Etat) ont été mises en congé au nom de « circonstances exceptionnelles ». Les critères de Maastricht (dette et déficits) ont été explosés. Ce sont les Etats-Unis qui ont donné les premiers l’exemple avec le plan Paulson, puis l’Europe a suivi par un enchaînement de décisions nationales progressivement coordonnées : G4 le 4 octobre, puis dans les jours suivants Eurogroupe à quinze, auquel s’est jointe la Grande-Bretagne, puis enfin Union européenne à vingt-sept. C’est donc une Europe de cercles concentriques qui s’est mise en mouvement avec des réponses différentes d’un pays à l’autre.

Dès maintenant la désuétude des traités européens apparaît en pleine lumière. Un cycle est clos. Une période est morte, celle où le mythe d’une Europe fédérale a servi à démobiliser la nation. La France a un rôle à jouer pour dynamiser l’Europe, une Europe des peuples, une Europe des nations et donc des Etats, une Europe à géométrie variable et s’assumant comme telle.

De toute façon, le défi de la crise impose une réponse qui aille bien au-delà de l’Europe, une réponse internationale. On évoque un nouveau Bretton Woods mais il est difficile de revenir à des parités stables sans corriger les déséquilibres économiques majeurs qui existent entre les Etats-Unis et le reste du monde. L’épargne des ménages américains est inférieure à 1 % de leurs revenus. Leur endettement est de 133 %. L’endettement global de tous les acteurs économiques américains est de 316 % du PIB. Le déficit commercial des Etats-Unis est de 700 milliards de dollars, 6 % du PIB ! Tout cela ne se corrigera pas en un jour. C’est le mode de vie dispendieux et énergétivore des Etats-Unis qui devra être remis en cause. Surtout, les Etats-Unis ne peuvent plus continuer à dominer seuls le reste du monde. Une redistribution de la puissance est redevenue inévitable, à travers notamment la réforme des institutions internationales.


Sans doute un plan de relance coordonné à l’échelle mondiale pourra-t-il limiter la tentation d’un retour au protectionnisme aux Etats-Unis. Il faudra que les pays excédentaires en matière d’épargne et de commerce extérieur (Chine, Japon, Allemagne) acceptent de jouer un rôle de locomotive dans cette relance. C’est dire combien sera difficile le cycle des négociations internationales qui va s’engager à la fin de l’année.

Dans cette grande crise, il faut que la voix de la France se fasse entendre. La gauche devrait avoir à cœur de faire en sorte que ce ne soit pas seulement celle de M. Sarkozy mais également la sienne. Encore faut-il pour cela qu’elle se réapproprie la France !

Jean-Pierre CHEVÈNEMENT

Par Union des Républicains de Gauche et des Radicaux
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 30 janvier 2008

Régis Chaynes (radical-mendèsiste) et Véronique Sanchez-Thisse (républicaine de gauche) viennent dêtre nommés au sein du conseil national de l’Union du Peuple Français.

Outre leurs présence au sein du Conseil National, Régis Chaynes a été nommé porte parole de l’UPF auprès des radicaux et Véronique Sanchez-Thisse responsable des relations avec la presse.

Souhaitons leurs bonne chance dans leur tâche de rassemblement de tous les républicains à l’image de ce devait être le Pôle Républicain.

Par Union des Républicains de Gauche et des Radicaux
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 12 décembre 2007

Nous constatons que de plus en plus de personnes se revendiquant "de progrès" notamment chez les radicaux, répondent aux sirènes de Nicolas Sarkozy.  

Bien qu'il est vrai que la gauche soit devenue conservatrice et ne sait comment faire évoluer la France, il est navrant de prétendre que Nicolas Sarkozy incarnerait le mouvement.


En effet le Président de la République est peut être actif mais hélas son action ne vise pas à aller de l’avant, bien au contraire, la politique appliquée depuis 6 mois a pour but de faire reculer la France de plus de 70 ans. A revenir sur toutes les avancées sociales depuis le Front Populaire dont l’une des composantes était un certain Parti Radical.


Franchise médicale, augmentation de l’électricité, du gaz, remise en cause de la retraite à 60 ans, du temps de travail, suppression de l’exonération de redevance télé pour les personnes de plus de 60 ans, augmentation de 170 % du salaire présidentiel, cadeaux fiscaux envers les plus favorisés, baisse du pouvoir d’achat des plus défavorisés (handicapés, personnes agêes, demandeurs d’emploi, bas salaires), remise en cause de nos services publiques.


Toutes ces mesures ne peuvent être considérées comme faisant évoluer positivement la vie des français, rien de tout ceci n’est dans l’héritage du radicalisme.


A cela rajoutons les propos tenus par le Président de la République sur la laïcité, montrant combien il est loin d’être favorable à cette loi de 1905 dont le radical Emile Combes fut à l’origine.

Il serait donc contre nature pour des radicaux, dont le désir profond de progrès social est bien connu, de soutenir une telle action gouvernementale. Nous sommes loin du solidarisme de Léon Bourgeois qui doit certainement se retourner dans sa tombe en voyant de prétendus radicaux soutenir un gouvernement anti-solidariste et réactionnaire !


Serions nous les derniers vrais radicaux en France ?

Par Union des Républicains de Gauche et des Radicaux
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 11 décembre 2007

Face à la situation actuelle, à une droite qui défait la France et à une gauche totalement inexistante qui la regarde faire, il semble plus vital que jamais de voir se construire un programme qui viserait au rassemblement des républicains de droite comme de gauche.


Mais un rassemblement ne peut se former que sur un seul sujet, important sans nul doute mais qui ne résout pas les problèmes que les français connaissent actuellement, on ne fait pas de programme électoral avec juste en commun la position sur la question européenne. Cest un programme de redressement national qu’il nous faudra pour relever le pays mais pour celà les républicains devront faire des efforts.


Seule la mise en place d’un tel programme doit servir de base au rassemblement, nous savons au vu des événements de l’après présidentielle de 2002 comme de 2007, qu’un tel rassemblement ne peut reposer sur une seule personne qui de par sa propre action pourrait détruire une telle entreprise plus rapidement que le temps mis pour la construire. C’est un rassemblement avec direction collègiale qui doit voir le jour, à l’image de ce que fait l’Union du Peuple Français que nous soutenons.


Un travail commun doit donc s’effectuer entre tous les républicains, mais si travail en commun doit avoir lieu celui ci ne peut être basé sur la reconstruction de la gauche ou de la droite mais autour de la France et de la République !


Nous appelons de nos voeux les élus nationaux qui se revendiquent "républicains" de prendre leurs responsabilités, de ne plus viser leurs propres intérêts où celui de leur camp politique, avec qui ils préparent déjà les prochaines échéances électorales, mais d’agir pour les intérêts de notre pays qui ne peut passer que par un large rassemblement !

Par Union des Républicains de Gauche et des Radicaux
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 25 novembre 2007

Après la volonté affichée par le PRG, notamment par son président, Jean-Michel Baylet, de se rapprocher en douceur de Nicolas Sarkozy, nous venons dapprendre que des dirigeants de l’U2R (Union des Républicains Radicaux), fondée en 2002 pour soutenir Jean-Pierre Chevènement, ont décidé de travailler au sein des "Progressistes" d’Eric Besson.


Nous regrettons ce choix qui sert à enterrer un peu plus le véritable radicalisme.


Le radicalisme a toujours été synonyme de progrès, soit, mais en quoi le club d’Eric Besson est-il progressiste ? Nous voyons le poids que ces personnes issues de la gauche jouent au sein du gouvernement qui bien que se revendiquant "d’ouverture" n’en a pas la politique.


Gouvernement qui a décidé, comme nous le remarquons chaque jour, de revenir sur les acquis sociaux.


En effet, la politique actuelle du gouvernement ne peut être qualifiée de "progressiste". Est-ce un progrès de mettre en place une franchise médicale qui pénalisera encore et toujours les plus démunis et remettant en cause, de fait, le bien fondé de la Sécurité Sociale ? Est-ce un acte de progrès de revenir sur l’exonération de la redevance télé dont bénéficiaient les personnes de plus de 60 ans aux retraites souvent bien modestes ? Cette remise en cause des acquis sociaux ne fait malheureusement que commencer.


Nicolas Sarkozy avait basé sa campagne sur l’augmentation du pouvoir d’achat, combien de ses 53 % d’électeurs pouvaient croire qu’en fin de compte il parlait avant tout du pouvoir d’achat des plus nantis ? A commencer par le sien !


Avec Nicolas Sarkozy, nous savons qu’aujourd’hui "un riche c’est fait pour être très riche et un pauvre très pauvre" aussi toute personne qui prétend soutenir un tel gouvernement sous couverture "progressiste" ne vise qu’à une manipulation honteuse destinée à embrouiller l’esprit des français.


Mais nous sommes certains que ce peuple français n’est pas si idiot et qu’il saura à l’avenir différencier le vrai du faux.


Politiquement parlant, comment un radical pourrait-il soutenir l’action d’un président qui de par ses positions nous montre qu’il est en opposition avec les valeurs que, nous radicaux, nous défendons ? Laïcité, solidarité, universalisme et tolérance.


Enfin heureusement les radicaux attachés au progrès qui ne veulent se subordonner ni au PS, ni à l’UMP et qui comme Pierre Mendès-France s’opposent à cette Europe supranationale libérale ont encore un endroit pour se rassembler afin de défendre librement leurs convictions, l’Union du Peuple Français !


Nous les invitions à nous rejoindre.

Par Union des Républicains de Gauche et des Radicaux
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Présentation

URGR

"La nation, c’est le seul bien des pauvres"
Jean Jaurès

"Le projet du marché commun, tel qu’il nous est présenté, est basé sur le libéralisme classique du XXème siècle, selon lequel la concurrence pure et simple règle tous les problèmes".
Pierre Mendès-France
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus